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Série “Innovation sociale et numérique dans les quartiers” – Épisode 3 : TRIRA

Pour son 3ème reportage de la série “Innovation sociale et numérique dans les quartiers”, le CR•DSU va à la rencontre de Trira,
 une Scic iséroise spécialisée dans le reconditionnement de matériel informatique.
 Au sein de son fablab R2D2, elle propose entre autres des “ateliers bidouille » qui permettent à des jeunes de découvrir 
l’informatique de manière ludique.

Le CR•DSU réalise en 2016 une série de 5 reportages qui présentera au fil de l’année des acteurs et projets innovants en faveur des habitants des quartiers populaires en Rhône-Alpes.

Ces projets sont tous, à leur manière, résolument tournés vers le numérique : ils utilisent le numérique pour se développer et accroitre l’implication des habitants, ET/OU forment les habitants aux nouveaux usages et métiers du numérique.

         Reportage réalisé avec le soutien de

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La Retap’

La Retap’ : une ressourcerie en co-traitance, implantée sur le bassin de vie burgien

L’activité d’une ressourcerie consiste à collecter des objets réemployables, par l’intermédiaire des déchèteries, les réparer puis les revendre à prix modique. En somme, il s’agit de donner une seconde vie aux objets (bibelots, meubles, électroménagers, livres, vélos, vaisselle…) dans une perspective de réduction et de valorisation des déchets. Outre le fait qu’elle couvre le territoire de six intercommunalités, dont l’agglomération de Bourg-en-Bresse, la ressourcerie La Retap’ est remarquable à deux points de vue: son élaboration partenariale et son modèle économique. C’est en effet une initiative collective qui a vu le jour en octobre 2014, aux termes d’un travail collectif de cinq années, conduit par l’intercommunalité et rassemblant divers acteurs locaux. Le modèle économique, co-construit dans ce contexte, présente les caractéristiques suivantes:

  • Une hybridation des financements

Cet équipement territorial est financé, pour son fonctionnement, pour 1/3 par le versement d’une prestation annuellement versée par les collectivités (équivalent à 1,5€ par habitant de chaque commune). 1/3 du financement provient de la vente des produits réemployables et le dernier tiers est issu des contrats aidés soutenus par l’État. En effet, l’activité a permis la création de 30 postes en insertion. Côté investissement, le bâtiment et les travaux pour réaliser l’atelier de réemploi ont été financés par Bourg-en-Bresse agglomération, le conseil départemental de l’Ain et l’Ademe.

  • Un fonctionnement en co-traitance

La Retap’ fonctionne grâce à l’implication de quatre structures, chacune apportant son savoir-faire, selon son identité propre. Quinso-Fonlupt : entreprise privée de gestion des déchets. Elle a été force de conviction auprès des décideurs locaux lors de la construction du projet et met à disposition, notamment, le matériel de collecte. Ainter’services : structure d’insertion par l’activité économique. Elle emploie les valoristes présents dans les déchèteries pour récupérer les objets. L’association Tremplin : s’occupe du reconditionnement, de la remise en état et de la vente d’une partie des objets. Emmaüs : s’occupe de la remise en état de certains objets et assure la vente.

Le bâtiment où se fait le réemploi se trouve à proximité du quartier prioritaire de la Reyssouze, à Bourg-en-Bresse. Une fois reconditionnés, les objets sont classifiés et envoyés en magasins. La matière non-réemployée part au recyclage. Le magasin de vêtements, géré par l’association Tremplin, est situé dans la zone commerciale proche du quartier de la Croix blanche, qui est également un quartier en politique de la ville de Bourg-en-Bresse.

Contact: Laurence Croppi, directrice du service Environnement à Bourg-en-Bresse Agglomération – laurence.croppi@bourgenbresse-agglomération.fr

En savoir plus:  vidéo de présentation de La Retap’

TRIauLOGIS

Est Métropole Habitat teste une solution innovante de gestion des encombrants

Optimiser la gestion économique des encombrants pour le bailleur et le locataire, faciliter le travail des personnels de proximité qui les manipulent au quotidien, contribuer à l’amélioration du cadre de vie des habitants, apporter une réponse écologique par le recyclage et la revalorisation tout en visant une approche pédagogique. Tels sont les objectifs de TRIauLOGIS, projet développé sur le modèle de l’expérience innovante de Lille Métropole Habitat, et testé depuis septembre 2013 sur deux de ses résidences à Villeurbanne.

Concrètement, des locaux spécifiques pour le stockage et le tri des encombrants ont été aménagés en pied d’immeuble pour que les locataires puissent y déposer leurs encombrants, qu’ils trient selon leur matière. Ce tri permet l’enlèvement par des éco-organismes agréés et spécialisés dans une filière de valorisation et de recyclage (ferraille, mobilier, électroménager, cartons, etc.). La prestation est gratuite, les éco-organismes étant financés par l’éco-contribution payée à chaque achat de canapé, réfrigérateur, etc.

Le projet encore en cours d’expérimentation et de développement apporte déjà une nette amélioration de la propreté et du cadre de vie des locataires sur les résidences. Cette démarche permet notamment de diminuer voire de supprimer le recours aux entreprises prestataires pour le débarrassage des encombrants. Elle améliore également les conditions de travail des responsables d’immeuble. D’autres locaux encombrants seront déployés sur d’autres quartiers de la métropole lyonnaise en 2015.

 

Contacts : Axelle Enderlé, responsable de l’innovation sociale, a.enderle@est-metropole-habitat.fr   ///  Camille Bonnard, chargée d’innovation sociale, c.bonnard@est-metropole-habitat.fr

En savoir plus : www.est-metropole-habitat.fr/actualites/tri-au-logis

TRI Rhône-Alpes

Concilier écologie, numérique et solidarité

TRI Rhône-Alpes est une entreprise « insérante », sous forme coopérative, spécialisée dans le traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques à Pont-Évêque (38) : elle collecte, trie, démantèle et élimine vers des filières agréées les matériaux non recyclables et les produits toxiques. Mais le matériel informatique réutilisable, lui, peut trouver une seconde vie…
TRI Rhône-Alpes possède un atelier de réemploi et de maintenance d’ordinateurs afin de proposer aux écoles, aux associations et aux entreprises de s’équiper en outil informatique à des prix préférentiels.

Le premier objectif est écologique, car d’une part respecte et sauvegarde l’environnement grâce au recyclage et à la valorisation des DEEE, et d’autre part, lutte contre le gaspillage, par la remise en état et le réemploi du matériel informatique.

En découle un objectif humain et social, consistant à faciliter l’insertion de personnes en difficultés, en leur permettant de restaurer leur citoyenneté et leur identité par une activité économique, et en leur proposant un accompagnement social permanent, dans le but de les réadapter à l’économie classique.

« Nous privilégions l’innovation, la création d’activités nouvelles pour favoriser les emplois durables des personnes en insertion. Les postes ne doivent pas être un simple passage pour les publics en difficulté, mais une opportunité d’emplois durables »

À noter que l’entreprise développe aussi des services innovants axés autour des usages numériques pour les publics qui en sont éloignés.

Elle contribue donc à développer une économie plus circulaire sur le territoire de la région Rhône-Alpes et à renforcer la solidarité avec les publics fragiles et les habitants des quartiers populaires.

TRI Rhône-Alpes participe plus largement au développement économique territorial en vendant des produits et des services dans le cadre d’une concurrence ouverte et directe avec les entreprises « classiques ». TRI RA travaille en partenariat avec d’autres structures locales telles que la régie de quartier de la commune autour de la recyclerie « Les Ateliers Cré’Acteurs.

Contact : contact@trira.com

En savoir plus :  www.trira.com 

Les Chantiers Valoristes

Valoriser des déchets pour développer l’emploi

Les Chantiers Valoristes sont nés en 2005 d’une réflexion commune des entreprises d’insertion Trialp et Valespace avec la communauté Emmaüs de Chambéry-le-Haut et Drumettaz, et d’une double compétence :

  • Celle portant sur l’accueil des personnes les plus éloignées du travail
  • Celle du tri et de la valorisation d’objets en fin de vie.

Concrètement, les équipes des Chantiers Valoristes prélèvent des objets ou des matériaux jetés en déchetterie, les récupèrent, les remettent en état, voire en font des objets d’art. Ils ont ainsi initié de nouvelles filières de valorisation pour le polystyrène ou le verre plat, ils collectent du matériel électrique ou de plomberie et toutes sortes d’autres matériels du bâtiment. Avec cela, ils alimentent les stocks d’une salle de ventes qu’ils gèrent et qui est spécialisée dans le domaine du bâtiment et du bricolage.

Toutes ses activités créent des postes en insertion destinés aux personnes les plus éloignés de l’emploi. De véritables parcours individualisés sont aménagés pour chaque salarié afin de régler avec des activités et services innovants (conserverie solidaire, jardinage et ateliers de cuisine) des problèmes connexes (logement, santé…) et ainsi réunir les conditions d’accès à l’emploi ordinaire.

Contact : Michel Félizat, directeur – mfelizat@chantiers-valoristes.fr

En savoir plus : http://www.chantiers-valoristes.com

La Vélobricolade mobile

Un atelier de réparation qui va au contact des habitants

La Vélobricolade, développée par l’agence Écomobilité, sillonne les quartiers des agglomérations de Chambéry et d’Aix-les-Bains et se pose sur l’espace public. Quelques animateurs apportent des outils et des pièces détachées dans une remorque tirée par un vélo à assistance électrique et les habitants intéressés viennent avec un vélo à réparer ou entretenir.

Pourtant, la Vélobricolade mobile est un atelier de réparation où… l’on ne répare pas les vélos des habitants ! Les animateurs les aident à les réparer eux-mêmes.

  • Le 1er objectif est en effet de développer les compétences des habitants, leur confiance en eux, et la maîtrise de leur environnement.
  • Le 2ème objectif est de permettre aux personnes de retrouver l’usage de leur vélo pour accroître leur périmètre d’action : ils peuvent plus facilement accéder aux services (formation, achats, démarches, loisirs, santé…) et à l’emploi, tout en se déplaçant en « mode doux ».
  • Le 3ème objectif, économique, permet aux gens de mieux maîtriser leur budget, d’éviter de payer une réparation coûteuse ou même de racheter un vélo neuf en cas de panne banale.
  • Le 4ème objectif est la création de lien social. Les Vélobricolades mobiles créent de l’animation de rue et des habitants du quartier viennent même sans vélo pour discuter un peu. C’est aussi un lieu de solidarité entre des participants plus ou moins experts en mécanique vélo. On voit notamment des dynamiques intergénérationnelles se créer : un collégien aide une maman, un ancien aide un jeune…
  • Le 5ème objectif est éducatif. La Vélobricolade mobile attire des collégiens qui apprennent ainsi à respecter des règles et la valeur du service qui leur est offert. En 118 ateliers, une seule fois, un vol a mis un terme à l’animation… Par ailleurs les ateliers valorisent les compétences acquises par les participants et les responsabilisent. Et lorsqu’un animateur interpelle un collégien : « Toi jeune homme, il me semble que tu es doué pour la rustine, pourrais-tu aider ce Monsieur ? » nous recevons souvent une réponse souriante : « Ah ouais Monsieur, la rustine je gère, laissez-moi faire ! »

 

Contact : Étienne Forget, chargé de mission « Mobilité solidaire » – etienne.forget@agence-ecomobilite.fr

En savoir plus : http://www.agence-ecomobilite.fr/animation-velobricolade-mobile/

Lire la brève rédigée par le CR•DSU sur Vélobricolade dans sa lettre d’information Sites & Cités : http://www.crdsu.org/f2338_La_Velobricolade_mobile_redonne_vie_aux_velos_des_habitants_de_Chambery.pdf