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LAB01, un lieu créatif à Ambérieu-en-Bugey. Épisode 5 de la série “Innovation sociale et numérique dans les quartiers”

Ce 5ème reportage met en lumière le « LAB01 », à Ambérieu-en-Bugey dans l’Ain. Ce lieu créatif inauguré en 2016 rassemble un espace de coworking, un fab lab et un living lab. Fréquenté par des entrepreneurs ou des salariés, LAB01 propose aussi des portes ouvertes pour le grand public et accueille des ateliers animés par la MJC ou le centre social pendant les vacances scolaires pour les jeunes d’Ambérieu.

Avec cette vidéo, Labo Cités prolonge sa série de reportages, intitulée “Innovation sociale et numérique dans les quartiers”, qui présente des acteurs et projets économiques innovants en faveur des habitants des quartiers populaires en Auvergne-Rhône-Alpes. Ces projets intègrent tous, à leur manière, une dimension numérique.

Ces projets sont tous, à leur manière, résolument tournés vers le numérique : ils utilisent le numérique pour se développer et accroitre l’implication des habitants, ET/OU forment les habitants aux nouveaux usages et métiers du numérique.

Reportage réalisé avec le soutien de

Pistyles

Gérer autrement les espaces verts : associer jardinier et habitants, écologie et lien social

Pistyles est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) avec un double métier : jardinier et médiateur. Le projet est né en 2013 du constat que les espaces de vie extérieurs des quartiers urbains sont souvent des « non-lieux » : lieux de passage et/ou lieux de conflit d’usage, mais rarement des lieux de rencontre. La nature qui s’y développe est comme une « nature morte ». L’absence de réelle réflexion sur leur gestion en font des espaces où la biodiversité est faible, où la durabilité des végétaux et leur beauté n’est pas conservée.

Avant toute intervention dans un quartier, Pistyles réalise un état des lieux écologique et une analyse des dynamiques sociales. Ce diagnostic permet de dresser un portrait complet du site et ainsi proposer la gestion la plus ajustée possible. Puis, avec le budget habituel consacré à l’entretien des espaces verts, Pistyles met en place l’approche suivante :

  • « Un jardinier de quartier »
    Comme le boulanger du quartier, le jardinier de quartier sera connu et toujours sur son secteur. L’objectif est l’optimisation logistique et marketing : meilleure réactivité, réduction de l’impact carbone et des coûts et temps de déplacement (soit 10 à 15% de productivité en plus).
  • Gestion alternative des espaces verts
    Pistyles utilise les techniques de la gestion différenciée et les capacités d’autogestion de la nature. C’est un gain de temps de 10 à 30% pour le jardinier.
  • Participation et animations
    Le jardinier propose aux habitants des animations et organise des moments pour « faire » avec  lui. Ces temps sont financés grâce à la gestion alternative et au surplus de main d’oeuvre lors des temps participatifs.
  • Une plateforme web pour chaque jardin
    Cet outil numérique de communication est principalement à destination des habitants : présentation de la démarche, annonce des interventions et possibilité de s’inscrire pour les temps participatifs…
    Le CR•DSU a réalisé en 2016 un reportage sur Pistyles en mettant l’accent sur cette plateforme web développée pour chaque jardin géré.

 

C’est ce cocktail qui fait le caractère innovant de Pistyles et constitue son modèle économique. Aujourd’hui, l’initiative est lancée sur l’agglomération lyonnaise et testée sur cinq résidences du bailleur social Est Métropole Habitat.

Contact : Thomas Gentilleau, fondateur – tgentilleau@pistyles.eu

En savoir plus : www.pistyles.eu

 

 

2ème rencontre CaféLaboQUARTIERS, débats tous azimuts

Un participant : « Mieux vaut penser le changement que changer le pansement (P. Dac). Ayons cela à l’esprit quand on travaille les quartiers populaires… »

42 participants se sont réunis hier après-midi à l’IRAM, au cœur du quartier créatif de Saint-Étienne, lors de la 2ème rencontre CaféLaboQUARTIERS. Deux thèmes débattus :
1/ les usages innovants du numérique et leur appropriation par les habitants des quartiers
2/ Les nouveaux espaces de créativité.
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Zoomacom

La médiation numérique au cœur de l’innovation sociale

L’association Zoomacom assure la fonction de Centre ressource numérique départemental dans la Loire et a pour objet de « rompre avec la fracture sociale du numérique par des actions économiques, sociales et solidaires. » Cela se concrétise par l’accompagnement à la mise en place de politiques et de dispositifs de médiation numérique. Elle travaille notamment sur deux projets innovants en lien avec les habitants des quartiers populaires :

• Trouver un job pour pas un rond

L’objectif de ce projet est de permettre à des demandeurs d’emplois d’accéder à un stage ou une période d’essai, alors qu’ils n’ont pas forcément les moyens financiers nécessaires pour s’acquitter des coûts que ces expériences engendrent (transport, logement, nourriture…). Zoomacom les accompagne dans la découverte et l’utilisation des différents services de consommation collaborative qui peuvent les aider à « trouver un job pour pas un rond » (ou presque…) : covoiturage, couchsurfing, achats groupés … Aujourd’hui ces pratiques sont fortement facilitées par les outils numériques, encore faut-il savoir s’en servir !

• OpenFactory 42
OF42 est une association fondée par un collectif d’acteurs de l’innovation sociale de la Loire, qui ont eu pour objectif commun le lancement d’un Fablab*. Situé dans le quartier créatif, celui-ci a vite attiré un grand nombre d’étudiants, d’universitaires et de particuliers intéressés par ce nouvel outil.
Aujourd’hui, se pose la question de l’appropriation de ce lieu par le grand public et surtout par les personnes issues des quartiers politique de la ville. C’est là que Zoomacom entre en scène, afin d’accompagner les structures de ces quartiers à venir découvrir et utiliser ce lieu avec leurs publics.
Un large chantier de médiation numérique, avec de nombreux partenaires.

 

En savoir plus : www.zoomacom.org

 

* Fab Lab : vient de la contraction des mots anglais « fabrication laboratory ». Ce terme désigne un lieu ouvert au public où l’on trouve des machines-outils pilotées par ordinateur (notamment des imprimantes 3D) permettant la conception et la réalisation d’objets. Le Fab Lab permet de passer très vite du concept d’un objet à son prototype.

Simplon.co

Fabrique sociale de codeurs

Simplon.co est une entreprise sociale et solidaire. Sa mission est d’utiliser les métiers techniques du numérique, notamment la programmation informatique, comme levier d’inclusion, d’insertion, de mixité et d’innovation sociale.
Le cœur de son activité est de proposer des formations gratuites, prioritairement aux demandeurs d’emploi, aux allocataires du RSA, aux adultes handicapés et aux seniors, mais également aux femmes, qui sont souvent exclues des métiers techniques du numérique. Ces formations peuvent aussi accueillir des innovateurs sociaux de tous horizons voulant capitaliser sur le numérique pour obtenir plus d’impact dans leurs projets.

Plus globalement, Simplon.co est aussi un écosystème riche d’événements et d’activités diverses autour de l’e-inclusion* et de l’accès pour tous (enfants ou adultes) à la programmation informatique.

Crée en avril 2013 à Montreuil (en Seine-Saint-Denis), Simplon.co forme aujourd’hui sa deuxième promotion et participe de manière active à la vie de ce territoire. Mais le concept se diffuse et d’autres Simplon ont ouvert dans le 18ème arrondissement de Paris, à Lille et même à Cluj en Roumanie… Des projets sont aussi en cours dans d’autres régions de France et notamment en Rhône-Alpes.
L’automne 2015 marque l’arrivée de Simplon.co en région lyonnaise.

En savoir plus : http://lyon.simplon.co

Écoutez aussi l’émission Périphéries du dimanche 24 janvier 2016

* L’e-inclusion : ensemble des politiques et des stratégies qui visent à favoriser l’accès aux technologies numériques pour les populations qui en sont éloignées pour des raisons sociales ou économiques.

Lyon Bron Open Lab

Co-création urbaine avec les habitants

Ouvert de juin 2014 à l’automne 2016, avec l’appui de Citynove et des Galeries Lafayette, l’Open Lab était un lieu d’échange et d’activation de la vie urbaine dans le quartier Mermoz, en plein chantier. Il développait des projets co-créatifs ludiques, avec les habitants et parties prenantes du quartier.

Pour initier, une première phase de rencontreS et de découverte du quartier, l’Open Lab avait organisé des explorations urbaines hebdomadaires, mêlant balade et passage à l’action collective (installations artistiques, bricolage de mobilier urbain, plantations…). Dans le même esprit, une mosaïque de portraits « Sourires de Lyon Bron » avait été installée sur les palissades de chantiers afin de créer du lien avec les habitants du quartier et de leur proposer un espace pour s’exprimer leurs souhaits pour l’avenir.

L’Open Lab est ensuite entré dans une étape de dialogue urbain et de travail collaboratif. Il proposait pour cela deux nouveaux événements hebdomadaires : les soirées « Apéro-Action », tous les jeudis, et les ateliers « Bricolos en herbe » les samedis. Le programme libre de ces rencontres créatives évoluera au rythme des événements culturels de la ville, des phases des chantiers et des propositions des citoyens locaux.
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Carton Plein

Expérimenter les espaces publics au cœur de la ville en chantier

L’association Carton Plein a pour mission de concevoir et activer des espaces publics pour construire des territoires vivants, durables et solidaires. Elle cherche à mettre en valeur, et au cœur des projets d’aménagement urbains, les ressources locales, humaines, matérielles, et professionnelles… À Saint-Étienne, elle mobilise un dynamisme associatif, de créativité, de richesse culturelle liée au passé industriel et à l’immigration, en développant le pouvoir d’agir citoyen.

Depuis 2010, elle intervient en particulier dans la conception par épisode d’un espace public temporaire et expérimental de 2000m2 : La Cartonnerie. Cet espace public atypique est un terrain de jeu où se rencontrent de multiples acteurs (universités, aménageurs, voisins, professionnels de la conception d’espace public, associations, entreprises…), et où se succèdent workshops, jeux, diffusions artistiques, résidences, événements divers mêlés à la vie du site et à ses usagers multiples.

D’abord centrée sur La Cartonnerie, l’association a commencé à investir des espaces publics délaissés du quartier (Parcours de jeu) et à activer les rez-de-chaussée vacants de la ville (Sainté itinéraires croisés) en mettant en valeur l’identité multiculturelle de la ville, tout en développant des échanges avec d’autres villes du monde (Terrain de jeu import/export).
Elle propose, ici et ailleurs, l’exploration sensible de sites, des installations artistiques in situ, des aménagements éphémères ou semi-pérennes, des temps de sensibilisation et d’échanges, un observatoire des usages et un cadre de recherche/expérimentation sur la fabrique de la ville.
Carton Plein souhaite participer à l’évolution des modes de conception de l’espace public et à l’invention de nouveaux modèles d’urbanité, tout en gardant comme socle fondamental le loufoque, le décalage et l’humour.

 

En savoir plus : http://carton-plein.org

L’ArTisterie

Un pôle culturel de l’économie sociale

Après une dizaine d’années de travail en commun, les coopératives culturelles Tchookar et Dyade emménagent ensemble dans de nouveaux locaux pour y installer L’ArTisterie et contribuer ainsi à la redynamisation culturelle, sociale et économique du centre ancien de Fontaine.

Ils vont transformer une ancienne villa abandonnée en un pôle culturel de l’économie sociale avec, au rez-de-chaussée, un espace de création culturelle pouvant accueillir des répétitions et des résidences d’artistes, mais aussi un lieu de pratique, de découverte et d’apprentissage destiné aux habitants et artistes de toutes prétentions. Il y aura même une petite scène pour accueillir du public !
Les étages sont destinés à un pôle de ressources de gestion-diffusion-production, un pôle audio-visuel, et des espaces de travail polyvalents (car les artistes ont, eux aussi, besoin de bureaux…).

Ainsi, en s’appuyant sur son savoir-faire de production culturelle, l’ArTisterie va faire profiter le quartier de son expérience en matière d’ingénierie de projet culturel, d’innovation sociale et de participation citoyenne, ainsi que d’une offre de médiation culturelle et de loisir culturel complémentaire et décalée par rapport aux cursus actuels (école de musique, éducation populaire, salles de spectacle).
À plus long terme, il s’agit de peser sur l’attractivité de ce bout de ville en s’appuyant sur les artistes et leurs publics.

En résumé, il s’agira d’un lieu où s’activent des artistes de tous horizons, avec un parti pris affirmé d’ancrage sur le territoire, de transversalité des activités culturelles, de brassage de publics différents, et de construction d’une alternative au mode de production capitaliste.

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